par Les Experts de l'humidité
Remontées capillaires avec salpêtre © Shutterstock

Traiter l’humidité du sol

Remontées capillaires, pression hydrostatique, infiltrations, effet de mèche… : résoudre les problèmes liés à l’humidité ascensionnelle et latérale dans la cave et les pièces du rez-de-chaussée.

Schéma VMC double flux © VectorMine - Shutterstock

Améliorer la ventilation

Ventilation naturelle ou mécanique, VMC simple ou double flux, VMR, VMI, VPH… : les meilleures solutions à mettre en place pour améliorer le renouvellement de l’air intérieur.

Expert en humidité © Shutterstock

Qui sommes-nous ?

Humidite.Pro est spécialisé dans le diagnostic et le traitement des problèmes d’humidité dans les bâtiments. Nous proposons aussi un service de mise en relation avec les entreprises spécialisées.


Des spécialistes de l’humidité
à votre service

Humidite.Pro – Les Experts de l’Humidité est un site spécialisé dans le diagnostic et le traitement des problèmes d’humidité dans la maison, de la cave au grenier. Il fournit de nombreuses ressources pour identifier avec précision les causes de cette humidité et apporter les solutions adéquates, correctrices ou palliatives.

Nous proposons également un service de devis et de mise en relation avec les professionnels locaux, experts dans les traitements contre l’humidité.

Faire appel à un professionnel permet de garantir une bonne analyse des problèmes rencontrés et de s’assurer de la mise en œuvre de solutions efficaces. En effet, les causes de l’humidité persistante sont nombreuses, et chacune requiert un dispositif de lutte adapté. À l’inverse, une solution inadaptée ne corrigera pas le problème, voire, éventuellement, l’aggravera.

Quelles sont les causes de l’humidité dans une maison ?

Les problèmes d’humidité dans un logement peuvent avoir des causes diverses, que l’on peut classées en quatre domaines principaux :

1. Manque d’évacuation de l’humidité contenue dans l’air intérieur, due à un problème de ventilation

L’humidité contenue dans l’air intérieur, ne pouvant s’échapper, se concentre sur les murs, généralement en hauteur. Cette évacuation défaillante, combinée à une mauvaise isolation, peut aussi entraîner des phénomènes de condensation sur les parois froides du logement : fenêtres, murs…

Solutions : améliorer la ventilation naturelle, installer une ventilation mécanique (de type VMC simple ou double flux) tout en améliorant l’isolation du logement (perméabilité à l’air et à l’eau).

2. Remontées ou infiltrations d’humidité venant du sol, dans les pièces du sous-sol ou du rez-de-chaussée

Cette humidité ascensionnelle ou latérale peut avoir plusieurs causes : remontées capillaires, pression hydrostatique, effet de mèche, rejaillissement et/ou infiltration des eaux de pluie et de ruissellement.

Solutions : injection de résine hydrophobe dans les murs, mise en place d’une membrane d’étanchéité, électro-osmose, inverseur de polarité, drainage périphérique, drainage intérieur, cuvelage.

3. Infiltrations des eaux de pluie par la toiture ou la façade

Micro-fissures, matériaux rendus poreux par le temps, dégradation des enduits et du revêtement… sont autant de portes ouvertes à l’infiltration des eaux de pluie.

Solutions : rénover ou réparer la couverture, hydrofuger la façade, étanchéifier les zones sensibles (cadres et traverses des fenêtres, huisseries, solins et embases d’étanchéité, soudures zinc…).

4. Rupture ou fuite de canalisation, provoquant un dégât des eaux

Ce risque est particulièrement présent dans les canalisations enterrées ou encastrées. Le goutte-à-goutte d’une fuite d’eau provoque petit-à-petit la dégradation des matériaux et du revêtement.

Solutions : réparer la fuite ou remplacer la canalisation.

Parfois, une solution seule ne suffit pas à assainir une pièce et à faire suffisamment baisser le taux d’humidité pour la rendre habitable sans conséquence sur les occupants. Ainsi, pour assainir une cave, il peut être possible d’associer une solution contre l’humidité ascensionnelle à la mise en place d’une ventilation mécanique contrôlée.

Trouver le bon professionnel

Faire intervenir un professionnel qualifié et performant est essentiel pour la réussite du projet. Celui-ci doit :

  • Établir un diagnostic complet de la situation, à l’aide de mesures du taux d’humidité dans l’air et dans les murs. Ces mesures doivent aussi permettre de connaître les propriétés physiques et chimiques des molécules d’eau, notamment en rapport avec leur environnement immédiat (terrain, matériaux, revêtements…).
    Astuce : pour s’assurer d’obtenir un diagnostic fiable, il est conseillé de faire appel à un expert indépendant, non lié à l’entreprise qui réalisera les travaux par la suite ;
  • Trouver la ou les sources d’humidité, si nécessaire en effectuant des prélèvements et en dégageant des zones intégrées à la maçonnerie ;
  • Proposer une ou plusieurs solutions à mettre en œuvre, soit pour éliminer les sources d’humidité, soit pour favoriser l’évacuation de l’eau et faire baisser l’hygrométrie moyenne de la pièce et des murs.

Des certifications adaptées

Logo Qualibat

Pour être certain de choisir le professionnel le plus qualifié, vous pouvez vous fier à sa certification. Par exemple :

  • Qualibat© pour les entreprises spécialisées en assèchement de la maison, mais également en couverture / étanchéité, en isolation thermique ou aéraulique, en rénovation énergétique, en traitement des champignons ou encore en conditionnement d’air ;
  • Qualifelec© pour les entreprises spécialisées en ventilation mécanique ou pompe à chaleur.

La présence du label RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) vous permet d’attester la qualité de service et d’exécution des travaux de l’entreprise dans les domaines de l’efficacité énergétique.

Mais un professionnel de l’humidité doit aussi être capable de vous présenter ses précédentes réalisations et vous évoquer ses expériences de situations comparables à la vôtre. Son expérience est essentielle pour établir un diagnostic fiable, pertinent et honnête de la situation.

Une assurance décennale valide et appropriée

Autre point à contrôler avant le début du chantier : le professionnel doit avoir souscrit un contrat d’assurance décennale le couvrant pour ses activités liées au traitement de l’humidité. En effet, certains travaux nécessitent d’agir sur la structure du bâtiment (par exemple : la réalisation d’une saignée pour la pose d’une membrane d’étanchéité) et peuvent aussi, en cas de malfaçon, entraîner son impropriété à destination. Agir sur la circulation de l’eau en sous-sol, voire la bloquer, a parfois des conséquences insoupçonnées et néfastes sur d’autres parties du bâtiment.

La présentation d’une attestation d’assurance décennale en bonne et due forme vous permet d’être certain d’être indemnisé en cas de dommages de nature décennale sur les travaux réalisés. Cette attestation doit évidemment comporter le nom et les coordonnées de l’assureur décennal, mais également la période de validité du contrat et les activités garanties.

Conformément à la nomenclature des activités du BTP, ces activités peuvent notamment être l’assèchement des murs (1.11), l’étanchéité et imperméabilisation de cuvelage (3.3), le revêtement de façades par enduits (3.4), l’étanchéité de toiture (3.2), les installations d’aéraulique, de climatisation et de conditionnement d’air (5.4).

Comment intervient un expert en humidité ?

La mesure de l’humidité et de ses propriétés

Humidimètre Fluke

Pour établir son diagnostic, un expert en humidité va effectuer plusieurs mesures du taux d’humidité dans les pièces et murs du logement concerné. Cette mesure est effectuée à l’aide :

  • d’un humidimètre pour les murs et cloisons ;
  • d’un hygromètre pour l’air intérieur.

Si l’hygromètre permet de rendre compte rapidement des concentrations d’humidité dans l’air, l’humidimètre sert à connaître avec précision le taux d’humidité de matériaux physiques. Selon les modèles et technologies utilisées (à pointes, à boule, à micro-ondes…), et les différents endroits de mesure, l’humidimètre fournit à l’expert une radiographie précise et détaillée de l’humidité présente dans le mur et de ses propriétés physico-chimiques.

Ces mesures par appareils peuvent d’ailleurs être complétées par la méthode via prélèvement, officielle, de bombe à carbure pour affiner encore plus le diagnostic.

Quels sont les taux d’humidité recommandés dans les pièces et dans les murs ?

Il existe bien sûr des recommandations sur les taux d’humidité idéaux de l’air intérieur et des matériaux de construction. Ces taux recommandés sont :

  • entre 40 et 60 % pour l’air intérieur ;
  • entre 2 et 14 % pour les murs (selon le type de matériau et leur porosité : un matériau imperméable, type granit, sera plus proche de 2 %, tandis qu’un matériau plus sensible, type brique, pourra atteindre facilement les 10 %).

Mais attention : ces recommandations doivent être suivies en prenant en compte les spécificités du bâtiment, de la façon dont il est construit, de son isolation, de l’environnement et du lieu d’implantation. De la même façon, une hygrométrie intérieure supérieure à 60 % ou inférieure à 40 % pourra être ressentie différemment selon les occupants.

De manière générale, il convient de se préoccuper de la présence trop importante d’humidité lorsque celle-ci entraîne une gêne des occupants ou la dégradation des matériaux, des revêtements et du mobilier.

Établir le diagnostic, proposer des solutions

Pour compléter la prise de mesures précises des taux d’humidité, l’expert peut réaliser une prospection plus avancée au sein des matériaux pour trouver la source exacte de l’humidité, notamment dans le cas d’un fuite de canalisation. Cette prospection nécessite éventuellement le retrait de matériaux et revêtements.

Une fois son analyse effectuée, le professionnel de l’humidité adresse un diagnostic complet de la situation, reprenant les mesures effectuées et présentant la ou les causes des problèmes d’humidité rencontrés.

Ce diagnostic s’accompagne de recommandations sur les solutions ou travaux à mettre en œuvre : réaliser un drainage, injecter de la résine hydrophobe, réaliser un cuvelage, mettre en oeuvre un dispositif d’électro-osmose… Pour assainir une pièce en sous-sol, il peut d’ailleurs être conseillé de mettre en œuvre plusieurs solutions en parallèle. Par exemple : réaliser un cuvelage tout en installant une ventilation mécanique.

Les solutions recommandées doivent permettre de réduire l’humidité et ses conséquences. Mais attention : agir sur les flux d’air (dans le cas d’une ventilation) ou sur la circulation de l’eau en sous-sol peut avoir des conséquences sur d’autres parties du bâtiment ou du terrain. Parfois également, une modification des circuits aérauliques peut agir sur la santé des occupants.

Bloquer totalement l’humidité n’est une solution que dans certains cas précis. Il convient le plus souvent d’accompagner cette humidité vers un exutoire permettant de l’évacuer. Depuis que l’homme construit des bâtiments, il a toujours du et su composer avec l’eau présente dans le sol et dans l’air : les solutions anti-humidité actuelles doivent respecter ces principes afin de garantir leur pérennité.